A Utah Beach lundi 10 juin une cérémonie était organisée en hommage aux indiens Comanches et en présence de Marc Lefèvre, président du conseil départemental, et du Préfet de la Manche et des descendants des 14 Comanches engagés dans le Débarquement du 6 juin 1944.

Le 6 juin 44 les amérindiens ont fait partie des premières vagues d’assaut

Ils sont quatorze parmi plus de 23 000 combattants américains. 14 membres de la 4th Signal Compagny comme Charles Chibitty ou Roderick Red Elk à parler le Comanche. Ils se nomment les Numurekwa’etuu et utilisent un langage incompréhensible pour les centres d’écoutes allemands… et tout l’intérêt pour les Alliés est là. Communiquer entre eux sans que leurs messages soient compréhensibles par l’armée ennemie.

Trois ans pour résoudre un problème, les indiens n’ayant pas l’habitude d’user de termes militaires dans leur langue. Les recrues créent  leur code à Fort Benning.  « Nous avons compilé  100 mots de notre vocabulaire en des termes militaires pendant la formation », déclara Charles Chibitty en 1999. Ainsi dans leurs communications, le char est par exemple symbolisé par le mot tortue, et l’avion devient un oiseau. Devenus en 1944 les Code Talkers, ils assurent un rôle primordial pour la réussite du Débarquement allié dans le Cotentin. Deux Comanches sont affectés à chacun des régiments de la 4th Infantry Division. Ils transmettent des messages codés à partir de la ligne de front jusqu’au siège de la division, où d’autres Comanches transcrivent les billets. Leur premier message pour l’état-major est celui-ci : « Tsaaku nunnuwee », ce qui une fois traduit donne « Nous avons bien débarqué. » Extrait du site Le guide des plages du Jour J.

 

Après la cérémonie officielle, la cérémonie comanche plus traditionnelle

C’est sur la plage d’Utah Beach que les Amérindiens se sont ensuite retrouvés pour se souvenir ensemble du Dday.

 

 

Découvrez un film qui regroupe des images des cérémonies comanches

Et encore plus de photos et de vidéo

La première fois que l’armée US a utilisé des code talkers c’est d’abord avec les Choctaws pendant la Première Guerre mondiale après que les Allemands eurent cassé son code.

Adolf Hitler connaissait l’existence des code talkers pendant la Première Guerre mondiale. Pour anticiper leur utilisation lors de la Seconde Guerre mondiale, il envoya, en amont du déclenchement de celle-ci,  une équipe d’une trentaine d’anthropologues pour apprendre les langues amérindiennes. Mais il s’est avéré trop difficile pour eux d’apprendre les nombreuses langues et dialectes existants. Toutefois, au courant de cette tentative par les Allemands de déchiffrer le langage des tribus amérindiennes, l’armée américaine ne mit pas en œuvre de programme de code talker à grande échelle sur le front européen. Néanmoins, quatorze Comanches « parlant le code » ont pris part au débarquement de Normandie, et ont continué à servir dans la 4e division d’infanterie au cours d’autres opérations européennes. Des Comanches de la 4e compagnie de communication ont compilé plus de 100 termes de code en utilisant des mots ou des phrases de leur langue. En utilisant une méthode de substitution similaire au Navajo, le mot de code comanche pour un char était « tortue », celui du bombardier était « oiseau enceint », « machine à coudre » désignait une mitrailleuse et Adolf Hitler est devenu « l’homme blanc fou ». Deux code talkers comanches furent assignés à chaque régiment, les autres restèrent au siège de la 4e division d’infanterie. Peu après le débarquement sur Utah Beach le 6 juin 1944, les Comanches commencèrent à transmettre des messages. Certains furent blessés, mais aucun ne fut tué.

En 1989, les code talkers comanches Charles Chibitty, Roderick Red Elk, et Forrest Kassanavoid furent nommés chevaliers de l’Ordre national du Mérite par le gouvernement français.

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